RUBRIQUE : Portraits
Guy le taxi, c'est sa vie !
La plus grande peur des jeunes de la région parisienne le samedi soir: rater le denier métro. A 2 heures passées, sans voiture, et si on ne veut pas mourir en Vélib', une seule solution: prendre un taxi. Mais pour prendre un taxi, encore faut-il le trouver. C'est pour cette raison que quand on en tient enfin un, après 35 minutes de recherche acharnée, on ne le lâche plus. Guy, c'est son nom, conduit une Mercedes avec Radio Classique en fond sonore. Pour le reste, il est fidèle à la réputation de sa corporation: Comme les blogueurs, les taxis ont un avis sur tout !
Edouard, débiteur anonyme
Il s’appelle Edouard. Il n’en a pas fallut plus pour que ses copains du foot lui fassent subir des railleries enfantines, l’appelant « Edouâârd » avec un accent bourgeois et un petit doigt en l’air, alors que ses parents étaient issus de classe moyenne. « Très moyenne », précise-t-il. Peut-être faut-il y voir la racine de son problème actuel, une volonté de correspondre à ce qui était devenu une composante de sa personnalité, malgré lui ? A 21 ans, Edouard quitte le nid parental et « monte à Paris » pour s’installer avec sa petite amie. Il travaille déjà et s’équipe : un canapé, une table, un lit deux places… la liste s’allonge et l’addition monte.
« Avant, Neuilly, c'était une vraie banlieue... »
Derrière l’avenue Charles de Gaulles, axe qui mène à La Défense, se cache une sorte de croisement entre un marché couvert et une galerie marchande . On l’appelle le Carreau de Neuilly. Nous avons voulu savoir qui tenait ces boutiques et c’est Monsieur Di Rosa, installé sur place voilà trois semaines, que nous avons choisi de recontrer, attirées par son rangement actif des stocks, son sourire et son plafonnier Gipsy rouge en verre de Murano. Après les politesses d'usage ("Bonjour, il est beau, votre lustre rouge") il accepte de nous apprendre quelques petites choses sur Neuilly et de nous raconter comment il a vu évoluer les mentalités.
Les vieux seuls sur le pont
Arlette* a passé la fête des mères seule chez elle. Le double-pont Pentecôté / 8 mai aussi. Comme souvent. Elle est née en octobre 1929, quelques jours à peine avant le Jeudi noir du crach boursier, " mais je n'y suis pour rien!" précise-t-elle avec malice. Le mari d'Arlette a disparu il y a presque 10 ans. Elle est restée dans leur appartement de Neuilly, un vaste 5 pièces avec grand séjour de réception décoré en blanc et beige. C'est là qu'elle m'accueille. J'ose à peine m'asseoir sur un fauteuil style Louis XVIII blanc. Arlette s'exprime très bien, elle n'est ni sourde ni aveugle, et a simplement besoin d'une petite canne pour se déplacer. Coiffée, maquillée, pomponnée, bijoutée, en tailleur de grand couturier. " C'est pour faire honneur à mon invitée ", me sourit-elle.
« J’ai les mêmes préoccupations que les mères de familles de Bondy ! »
Stéphanie B. a 34 ans. Elle vit à Neuilly avec son mari et ses enfants. Vendeuse chez un « marchand de couleurs » à Paris, elle aime prendre des photos des petites rues de Neuilly quand elle a du temps libre. C’est comme ça que nous nous sommes rencontrées, et même si elle est « timide de ses photos », comme elle dit, elle a promis de nous en envoyer quelques unes très bientôt pour illustrer le Neuilly Bondy Blog.
→ plusLe Neuilly des flots
Neuilly par ses habitants. Aujourd'hui, Stéphane, "marin des villes"
Quelqu’un qui sonne à votre porte pour vous casser les pieds de questions sur votre logis, vous faites comme moi ? Vous lui jetez des cailloux ?
Partir un jour
Neuilly raconté par ses habitants. Aujourd’hui, Michael, 26 ans.
Simon & Garfunkel en musique d’ambiance et Warhol contre le mur, Michael Bernard sait recevoir. Ce dandy de 26 ans est président depuis cinq ans de la Maison des jeunes et de la culture de Neuilly. Doctorant chercheur à la faculté de Nanterre, il a fait ses classes à Neuilly au lycée Saint James : « Il y avait une bonne mixité, un de mes meilleurs potes était black. »
→ plus Lire la suite...U.S. expat’ in Neuilly City
Que font une mère et sa fille quand elles sont américaines et habitent Neuilly ? Elle y dorment.
Franchir le seuil, visiter un splendide appartement du Bd de la Saussaye et s’asseoir autour de la table de la cuisine pour une discussion bilingue et chaleureuse avec Papalia et Jessica Di Benigno, deux Américaines qui ont vécu quatre ans dans le XVIIème, puis deux à Neuilly.
→ plusLire la suite...« J’aime Neuilly, mais pas les Neuilléens »
En 1983, de retour des Etats-Unis, elle ne trouve de logement abordable qu’à Neuilly. Un 3 pièces et demi de 72 mètres carrés pour 23OO vieux francs, « une affaire ! », d'autant que pour elle, c’est du provisoire. Vingt-cinq ans plus tard, elle habite toujours la même adresse et ne déménagera plus, parce que tout est fait ici pour le troisième âge.





Blaise 


Par hotesse